Interview

“HETIC essaie vraiment de briser les codes”

Grégoire Richard
Grégoire Richard

Se challenger et sortir de ses zones de confort. Antoine Amrhein est en dernière année du cursus Grande École. Dans cet entretien, il revient sur ses cinq ans à HETIC. Un parcours qui illustre l’esprit de l’école : explorer et agir.

Publié le 15/04/2020 — Temps de lecture 6 min

Tu es en cinquième et dernière année à HETIC. Quelles sont pour toi les valeurs fondamentales de cette école ?

Antoine Amrhein : Pour moi, la valeur principale c’est apprendre à apprendre. On le voit dans les semaines intensives, dans les entretiens professionnels ou dans les stages : on te lance sur des choses où tu n’es pas expert et tu arrives à t’en sortir. On est de vrais démerdards ! Avec la diversité des matières, nous développons aussi une vision macro et micro des choses. Dans la création d’un produit par exemple, tout est imbriqué : des choix marketing ont des conséquences sur le design, qui a des conséquences sur le développement, etc. En général, l’héticien est curieux de ce qui se passe en amont et en aval, ça lui permet d’anticiper les problématiques avant qu’elles n’arrivent. C’est vraiment intéressant pour une entreprise.

“C'est la première année à HETIC qui m'a le plus changé” , explique Antoine Amrhein. (Photo © DR)

Quel avait été ton parcours avant d’intégrer HETIC ?

Antoine Amrhein : J’ai fait un bac scientifique puis médecine, durant six mois. Ce milieu ne m’allait pas du tout. J’ai suivi les conseils et me suis donc réorienté en bio. Mais je me suis rendu compte qu’en fait, c’est la fac qui ne me convenait pas. J’ai enchaîné avec une année à bosser... dans un fast-food ! En fait, ce qui me gênait à la fac, c’est qu’on évaluait une liste de connaissances figées. Dans une école comme HETIC, c’est plus dynamique. C’est ce qui rend les études plus intéressantes et motivantes. On travaille pour progresser, pas pour gagner des points ou des croix sur un bout de papier.

C’est cet état d’esprit qu’il faut préserver dans l’école ?

Antoine Amrhein : Oui. HETIC essaie vraiment de briser les codes. Le mot “école” perd son sens premier. On recherche quelque chose d’hybride. On le voit dans la polyvalence des enseignements. Il faut être dans l’exploration, toujours vouloir en savoir plus, se challenger, se donner des défis, sortir de sa zone de confort. HETIC doit être porteur de ces valeurs : être dans l’action plus que dans la théorie et la contemplation. C’est une vraie force dans le monde d’aujourd’hui. HETIC prône cette exploration de soi-même et de notre environnement.

Comment as-tu connu HETIC ?

Antoine Amrhein : J’ai cherché en ligne une école de web et je suis tombé sur le fameux article du Figaro Étudiant, le “Palmarès 2013 des écoles Internet”. Je suis venu aux portes ouvertes et la présentation faite par Denys Chomel m’a séduit. J’ai rejoint le cursus Grande École, en première année.

Quels ont été les moments forts de cette première année ?

Antoine Amrhein : Tu as dû le voir aussi en arrivant à HETIC cette année. Dès les premiers jours, on est mis dans le bain ! La première semaine intensive est un événement marquant, on se dit “Mais qu’est-ce qu’il va m’arriver ? Comment je vais m’en sortir ?” Toute la première année est vraiment essentielle. Ce que j’en retiens, ce sont aussi les cours de communication avec Monsieur Bourienne, la comédie musicale qu’il nous fait concevoir. Par leur originalité, ces cours nous sortent de nos zones de confort. C’est la première année à HETIC qui m’a le plus marqué et le plus changé. Découvrir que les intervenants ne sont pas juste des professeurs mais des professionnels accessibles, avec qui on peut avoir des discussions hors des cours. C’était pour moi très rafraîchissant.

Et dans la suite du cursus, que retiens-tu ?

Antoine Amrhein : En troisième année, j’ai fait l’expérience de Synerg’hetic, la junior-entreprise de l’école [structure qui met en relation professionnels et étudiants autour de missions rémunérées, en conditions réelles]. Cela m’a beaucoup appris et permis de mieux définir mon profil professionnel. C’était une expérience incomparable. On y arrive en claquant des genoux, mais on apprend plus que jamais. C’est l’école dans l’école. Je conseille à tous ceux qui étudient à HETIC de se joindre à cette aventure incroyable. Du fait de mon engagement à Synerg’hetic, je n’ai pas pu participer à la fabrication des courts-métrages en quatrième année, mais je crois que c’est un moment très particulier dans la vie d’un héticien ! La quatrième année, c’est celle où nous avons développé un projet d’intrapreneuriat. Cela nous a plongés dans les véritables problématiques d’une start-up connue. L’équipe a dû réfléchir et trouver des solutions concrètes, pour une boîte qui existe vraiment. C’est très enrichissant de partager avec des entrepreneurs et de confronter avec des seniors notre vision de “pré-juniors”.

Antoine Amrhein devant des étudiants. Il participe volontiers aux journées portes ouvertes de HETIC, en ligne depuis le printemps 2020. (Photo © DR)

Tu parlais à l’instant de ton profil professionnel : quels sont tes centres d’intérêt ?

Antoine Amrhein : Mon domaine de prédilection actuellement, c’est la data. J’aime avoir avoir de la donnée pure et en extraire des éléments concrets, que ce soit des résultats financiers ou des indicateurs de performance. Dès la première année à HETIC, j’ai fait du freelance. J’ai commencé par du design graphique. Mais c’est au sein de Synerg'hetic que j'ai commencé à me familiariser avec le traitement de la data. Je donne même des formations dans ce domaine maintenant !

Comment se sont déroulés tes stages ?

Antoine Amrhein : Durant les cours de développement web avec Grégoire Puget, en deuxième année, j’ai vite compris que le design utilisateur (UX) et d’interface (UI), ce n’était pas mon truc ! En troisième année, j’ai fait un stage au département marketing d’une start-up dans le monde du transport industriel, Fretlink. Je me suis rendu compte dela valeur qu’on pouvait avoir en tant qu’héticien. J’étais capable de parler avec tous les pôles de la société et je me suis retrouvé à avoir de vraies responsabilités. En quatrième et cinquième années, je suis resté dans la même société, Pass Conseils. C’est un cabinet de conseil et d’expertise comptable. J’y suis en alternance, comme data analyst. Je les aide à mettre en place leur digitalisation. Je me verrai bien continuer avec eux.

L’alternance justement, comment ça se passe ?

Antoine Amrhein : Tout va bien. Le seul problème est lié au format de l’alternance en lui-même, avec école le matin et entreprise l’après-midi. Il a des avantages et des inconvénients. Nous sommes très pris par notre travail et l’école a tendance à ne plus devenir une priorité. Nous nous spécialisons tous dans un domaine, ce qui nous désintéresse de certains des cours qui sont dispensés.

Comment vois-tu ton déroulement de carrière ?

Antoine Amrhein : Je n’en ai aucune idée, et c’est ce que je trouve trop bien ! Je ne sais pas où je vais m’orienter en premier. J’avais peur de la lassitude. Mais avec HETIC on peut s’ouvrir à plein de choses. Si j’avais un conseil : ne vous fermez jamais à des matières parce que vous ne les aimez pas. Même si vous n’êtes pas hyper bons dans certaines matières, conservez jusqu’à la fin la pluridisciplinarité. C’est tout le principe de l’école. Jamais dans ta vie tu n’auras un endroit qui te permettra d’apprendre une telle diversité de choses. Explorez, c’est le meilleur truc à HETIC !