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HETIC Newsroom

Interview

“Nous devons faire naître ou renaître un esprit HETIC”

Publié le 13/6/2020
par Gabriel Piquet

Temps de lecture: 8 min

Être un activateur de l’expérience HETIC. Élu en février à la présidence du bureau des étudiants (BDE), Arnaud Mège veut en faire un outil au service de la communauté héticienne. Il prend son mandat comme tous ses projets, sous l’angle entrepreneurial.

Dans une période telle que la nôtre, quel est le rôle d’un bureau des étudiants (BDE) comme Euphoria, dont tu as été élu président en février dernier, pour un mandat d’un an ?

Arnaud Mège : Dans chaque école, le bureau des étudiants peut avoir un rôle spécifique. Celui que nous avons choisi de monter part de l’envie de recommencer sur des bases un peu nouvelles. Nous ne voulons pas partir dans plusieurs directions mais nous focaliser sur l’action. Notre liste s’est constituée autour d’une équipe de trois personnes. Nous sommes tous les trois en première année du cursus Expert. Notre ambition est de porter les valeurs de HETIC.

Élu en février 2020, le bureau Euphoria est composé d'Abigail Achour (secrétaire générale), Arnaud Mège (président) et Gabriel Saillard (trésorier). (Photo © DR)

Mais que veut dire “se focaliser sur l’action” ? Qu’est-ce que les héticiens peuvent attendre du BDE ?

Arnaud Mège : D’abord, chaque membre du BDE doit être en mesure de répondre aux questions que se posent les étudiants sur HETIC, ou a minima d’aiguiller vers le bon interlocuteur dans les équipes administratives, dans la communauté des intervenants ou parmi les partenaires de HETIC.

Ensuite, nous devons faire naître ou renaître un esprit HETIC. C’est un travail de longue haleine. Cela va prendre du temps, mais nous pouvons compter sur la richesse des profils des héticiens. HETIC est une réserve énorme de talents. Nous devons animer cette vie étudiante. C’est un enjeu très important.

Tu ne parles pas des animations...

Arnaud Mège : J’y viens ! C’est pour moi le troisième point. Trouver des activités pour que les étudiants puissent passer du bon temps. Dans la période que nous avons vécue, c’est très compliqué. Mais pas impossible. Nous ne sommes pas restés bras croisés et avons donc décidé durant la période de confinement d’organiser un tournoi de jeux vidéo. Nous trouvions que c’était un bon moyen de fédérer la communauté des héticiens.

Quel a été le résultat de cette opération ?

Arnaud Mège : On a tenté. Cet événement en ligne, c’était un peu nouveau à HETIC. On ne savait pas trop où on allait. J’ai pris le risque de valider cette idée. On a eu d’excellents retours, pas mal de choses sont à améliorer néanmoins. C’est au final un gain important d’expérience. Et surtout, on a appris à mieux connaître les étudiants de notre communauté. Mais pour être honnête, nous travaillons surtout à préparer la reprise.

Tu parlais à l’instant d’un “esprit HETIC”. Est-ce celui que nous transmet Denys Chomel quand nous avons nos premiers contacts avec HETIC ?

Arnaud Mège : Je ne peux que saluer Denys Chomel. Il est le premier à communiquer cet état d’esprit. Il l’inculque à tous ceux qui passent dans son bureau lors des admissions. Il les met tout de suite dans le bain HETIC. Selon moi, il est la personne qui parle le mieux de cet esprit. Cet esprit est fait de solidarité. On compte sur nos propres moyens pour avancer ensemble, grâce à la multidisciplinarité, au mélange des profils au sein d’un même groupe. On arrive à faire des projets ensemble, à construire à plusieurs.

L’esprit HETIC, c’est aussi la conviction que les étudiants sont capables d’accomplir de grandes choses, de s’adapter aux situations nouvelles ou compliquées, on l’a vu avec la crise sanitaire. Denys Chomel est le premier à nous en parler, mais les héticiens s’approprient cet esprit et vont encore plus loin.

Que souhaites-tu mettre en place pour la suite ?

Arnaud Mège : Je serai pleinement engagé. Dès la rentrée, mon bureau sur le campus sera ouvert tous les jeudis après-midi à ceux qui veulent me rencontrer. C’est logique et important. Tous ceux qui voudront discuter, qui ont un projet ou besoin de quelque chose, d’un renseignement ou d’une aide, pourront toquer à ma porte et venir discuter. Nous solliciterons tous les contacts nécessaires s’il y a des besoins concrets qui s'expriment.

Par ailleurs, nous préparons des projets et des événements. La communication va s’organiser bientôt, notamment sur la site du BDE *. C’était un site “vitrine” pour les élections en février, et nous sommes en train de le transformer en véritable outil de communication. Dès septembre, Euphoria sera un BDE pleinement actif, qui accueillera et accompagnera les nouveaux étudiants au sein de l’école. Cette question de l’intégration est capitale à mes yeux. Nous serons très attentifs à ce point, avec un système de parrainage. Nous dévoilerons tout ça dans les jours à venir.

Sur le campus ou en téléprésence, Arnaud Mège témoigne de son expérience HETIC lors des portes ouvertes. Ici aux côtés de Louise Supplisson et de Gabriel Saillard, début juin 2020. (Capture d'écran © DR)

Quel type de président es-tu ? Quelles sont selon toi les qualités nécessaires dans ce rôle ?

Arnaud Mège : J’ai du mal à me ranger moi-même dans une case. C’est difficile quand on mesure 1,99 m ! J’ai participé l’autre jour à des portes ouvertes HETIC, en ligne, et un futur héticien m’a dit que je lui semblais être un “président engagé”. Gardons ça, alors : un président engagé. Cela se voit aussi par ma présence à la grande majorité des événements qui concernent HETIC. Représenter le BDE, c’est être engagé et disponible.

Je pense que mes qualités relationnelles me permettent de dialoguer assez facilement avec toutes les personnes, du côté de l’administration, des partenaires du BDE, des intervenants, etc. Au sein d’Euphoria, je garde un œil sur tout, c’est une qualité qu’il faut avoir, me semble-t-il. Mais je ne donne pas forcément mon avis. Il faut apprendre à être discret ! Je laisse les personnes concernées s’en charger. Je pense à notre secrétaire générale, Abigail, qui fait un travail formidable et que je salue. Pour gérer une équipe, même petite, il faut faire attention à toutes les choses auxquelles on ne pense pas d’emblée. Si une personne se sent moins bien moralement, il faut prendre la bonne approche, la motiver.

Quel a été ton parcours, personnel et sur le plan scolaire ?

Arnaud Mège : Mon parcours scolaire a été sans grande particularité. J’ai passé un bac scientifique, avec une spécialisation en mathématiques. Je viens d’un lycée “banal”. Je ne me sentais pas vraiment à ma place, je ne me retrouvais pas dans les paroles des professeurs et je n’arrivais pas à accrocher à leurs idées. Je ne tirais pas d’enseignements des propos de la conseillère d’orientation. Je me suis donc rapidement inspiré de ce qu’il y avait autour de moi. L’entrepreneuriat m’attirait beaucoup. En parallèle de ça, j’ai découvert l’informatique. Je passais de plus en plus de temps sur mon ordinateur à m’inspirer, regarder des choses, coder mon premier site. Ça devait être quand j’étais en Seconde. Cette recherche personnelle m’a aussi forgé. Cela m’a amené à me dire : “Tiens, c’est ça que je veux faire de ma vie, le numérique !”

C’est comme ça que tu es arrivé à HETIC ? 

Arnaud Mège : Oui, j’ai continué à creuser et je suis tombé sur HETIC, qui comblait toutes mes attentes pour l’avenir avec le côté multidisciplinaire. Certes, je n’étais pas de premier abord intéressé par la totalité des matières. Mais en venant, j’ai compris que tout cela était important quand on voulait devenir entrepreneur : avoir des notions dans tous les domaines du secteur, des connaissances plus poussées sur certains aspects. C’est ça qui m’a vraiment plu.

Que penses-tu de cette première année qui s’achève ? 

Arnaud Mège : Elle représente beaucoup de changements. La première année d’études supérieures te fait comprendre que le lycée est un monde à part. Il faut une période d’adaptation. J’ai surtout rencontré des personnes formidables dans cette promotion 2024 à laquelle j’appartiens, avec des personnes aux parcours complètement différents.

Sur le plan personnel, l’année a été marquée par plein de choses, comme cette élection en tant que président du BDE au mois de février. Il y a eu des choses très compliquées, comme les grèves des transports et la période de confinement. Mais je trouve que HETIC s’est bien débrouillée pour maintenir la pédagogie et assurer dans ces conditions un niveau d’apprentissage optimal aux héticiens. Je tire mon chapeau à toutes les personnes qui y ont contribué. 

Qu’est-ce qui t’anime en dehors des cours ? Quelles sont tes passions ?

Arnaud Mège : C’est vraiment le goût d’entreprendre. Je crée des choses, j’adore participer à des projets. C’est en ce sens que j’ai accepté d’entrer dans le collectif HETIC Newsroom. L’idée me plaît. Je trouve ça très intéressant. C’est très inspirant de savoir qu’on va pouvoir interviewer des entrepreneurs, demain des personnes connues du monde de la “tech”. Mais pas seulement. Avec la Newsroom, j’ai eu l’occasion de rencontrer et d’interviewer une personne incroyable : Namiko Gahier-Ogawa, intervenante pour les Bachelor [lire son entretien, “Le corps n'est pas une machine mais un instrument”]. Nous sommes toujours en contact. Ce sont ces rencontres-là qui me forgent en tant qu’adulte.

Une de mes passions, c’est le développement web. J’adore travailler aux côtés de Gabriel Saillard et Joshua Tabakhoff, avec qui nous avons développé le site HETIC Newsroom. C’est une activité que je prends vraiment très à cœur. J’adore ça, découvrir de nouvelles technologies, des frameworks [infrastructures logicielles].

Dans un autre registre, je suis également très sportif. Je pense que dans la vie d’un jeune entrepreneur, c’est important pour le soulagement et la libération d’esprit. Je suis toujours actif, ça me permet d’être plus créatif et de me libérer d’un stress qui peut parfois être prenant. Pour être plus précis, je pratique surtout le tennis.

Revers à une ou à deux mains ?

Arnaud Mège : À deux mains comme Rafa ! [Rires] Trêve de plaisanterie, j'ai des activités annexes, mais c'est vraiment l'entrepreneuriat qui prend une place importante dans ma vie. Je me vois vraiment dans ce monde-là, et je devrais énormément à HETIC si j’arrive à atteindre ces objectifs.

* Pour consulter le site Euphoria, cliquer ici.


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