Interview

Nouvelle direction et nouvelles directives pour Jeanne Martin-Bricout et HETIC for Good en 2021

Lucas Boucher
Lucas Boucher

Cet été, HETIC for Good a changé son administration pour lui apporter un vent de fraîcheur et un nouvel élan. Les héticiens fondateurs Serhat Yildirim et Noé Falque ont cédé l’association à Jeanne Martin-Bricout, étudiante à HETIC en deuxième année du cursus 3D, passionnée par les jeux vidéo qui a suivi une classe préparatoire aux beaux-arts.

Publié le 12/01/2021 — Temps de lecture 6 min

Portrait de Jeanne Martin-Bricout réalisé par ses soins (© Jeanne Martin-Bricout)

Quels métiers voulais-tu faire quand tu étais enfant ?

Jeanne : Je voulais être pirate sur le canal Saint-Martin, m'occuper d’animaux (et même de Pokémon™), être fermière, entrer dans un orchestre à la suite d’années de conservatoire. Puis professeure de philosophie ou sexologue.

Qu’apprécies-tu de l’expérience HETIC et pourquoi avoir choisi cette école ?

Jeanne : Mon entretien avec M. Guilloux, mon premier interlocuteur, n’en était pas vraiment un. Il s'agissait plutôt d'une discussion à propos, non pas du cursus, mais de Minecraft et de jeux vidéo. On ne m’a pas reçue pour mes compétences, mais pour ce que je suis : je trouve plus logique d’admettre des élèves pour ce qu’ils sont que pour ce qu’ils savent, la formation est justement faite pour apprendre. Ce que j’ai aimé en arrivant à HETIC, c’est l’ambiance qu’on peut décrire par le tournoi de Smash Bros qu’avait organisé Failen9, l'association d’e-sport de l’école, lors de ma venue. L’expérience que j'ai de HETIC est positive puisque je trouve qu’il y a une bonne relation entre tous les membres : intervenants, administration et étudiants. Un sentiment de toujours être chez soi au sein de l’école. Une bonne gestion de la crise sanitaire aussi et un directeur qui s'investit énormément pour le développement de l’école avec une grande réflexion.

Quelle est la mission historique d’HETIC for Good ?

Jeanne HETIC for Good est une association qui regroupe des élèves ayant envie de changer notre monde grâce au digital. Toutes nos actions ont un impact sur la planète ainsi que la société et les nouvelles technologies ont le potentiel de transformer notre monde de manière positive. Il faut axer les études sur cela, inclure cet aspect et faire de la sensibilisation à travers différents projets qui challengent les étudiants pour sortir de notre société de surconsommation.

Logo de HETIC for Good relevant de la nouvelle charte graphique de l'association (© HETIC for Good)

Pourquoi avoir rejoint l’association ? Comment était-elle construite avant que tu arrives ?

Cet été, je voulais vivre une nouvelle expérience en contribuant à la vie associative de l’école et à cette période HETIC for Good recrutait. C’est lors de mon entretien qu’on m’a proposé ce poste de présidente par appréciation de mon profil. J’ai accepté, malgré la responsabilité que c'était pour ma deuxième année. Serhat et Noé m’ont expliqué les tenants et aboutissants sans trop me parler de ce qui s’était fait, sûrement pour imaginer l’avenir plutôt que de discuter du passé. Je ne suis au courant que d’un projet, avec le Samu social. L’équipe s’est agrandie avec cette démarche en passant de 2 hommes au début à 5 femmes et 1 homme maintenant.

En tant que présidente, quelle est ta mission chez HETIC for Good ?

Jeanne : J’ai l’impression que je ne fais pas grand-chose puisque j’ai une équipe géniale et très motivée. Mon rôle est davantage de coordonner l’équipe, valider les idées et les messages de communication, faire la porte-parole mais c’est bien l’équipe qui fait le plus d’efforts et qui me rend fière. Récemment, je me suis mise à la refonte de la charte graphique, je fais un peu de direction artistique.

Qu’est-ce que HETIC for Good peut apporter à un héticien et pour quel coût de temps ?

Pour ma part, la présidence me prend en moyenne 4 à 5 heures par semaine, mais cela dépend. J’ai une réunion hebdomadaire les lundis et une mensuelle réunissant toutes les associations avec le directeur. C’est passionnant d’être dans les rouages de cet organisme.

Être membre d’une association est très bénéfique et apprécié pour un CV puisque cela prouve, avant la rencontre avec la réalité professionnelle, que l’on a été confronté à des problématiques similaires. On gagne aussi en maturité et en développement personnel.

En plus, être chez HETIC for Good, c’est vouloir relever des défis par envie et motivation avec à la fin la satisfaction d’avoir aidé au bien commun.

Que propose l’association comme projets aujourd’hui ?

Aujourd’hui, nous contactons surtout des associations pour des projets et nous développons notre communication pour diffuser notre message, faire connaître l’association et sa mission au plus grand nombre pour réunir plus d'étudiants. Avant, il était difficile de trouver des informations sur l’association. Nous essayons aujourd’hui de mettre en place des partenariats.

Le premier projet est l’application Speciall, un réseau social sécurisé et encadré par HETIC for Good. Malgré la crise sanitaire, il est toujours possible de communiquer mais je pense tout de même qu’il est plus agréable d'avoir accès au campus pour proposer des événements dans l’amphithéâtre, rencontrer les étudiants sur le campus, mettre des affiches, etc.

HETIC for Good organise aussi des événements. De quelle nature sont-ils ?

Jeanne : L’association, grâce à son partenariat avec Latitudes, a un réseau presque infatigable de personnalités pouvant intervenir pour présenter les valeurs de la technologie pour le bien. 

Cela peut prendre la forme de discours, de rencontres voire de workshops pour travailler plusieurs semaines sur un sujet et surtout pousser les élèves à la réflexion : avant d’agir, il faut se questionner. D’autres idées arriveront avec le temps.

De quelles manières HETIC aide l’association ?

Jeanne : Le directeur met déjà la vie associative très haut dans son estime, ce qui nous donne forcément une meilleure proximité dans nos échanges. Il existe notamment un conseil des associations, tenu par Joshua Tabakhoff, pour transmettre à M. Sitterlé la vision des associations  quant à la vie du campus et des étudiants. Nous avons aussi des liens étroits avec François Pumir, responsable des projets. De plus, s’il nous faut des moyens financiers, humains ou logistiques, je sais que HETIC sera prêt à nous guider pour peu qu’il y ait un intérêt. Pour le moment, nous n’avons pas besoin d’un local mais je sais que si ça devenait intéressant à l’avenir, HETIC trouverait une solution. Cependant, les associations au sein d’HETIC et le BDE gardent une grande indépendance vis-à-vis de l’administration, ce qui est appréciable.

Le monde associatif a pris une nouvelle direction fin 2019, comment se passe la cohabitation ?

Jeanne : C’est une bonne chose car les associations ont permis de redynamiser l’école dans son ensemble, ce qui a une incidence directe sur notre expérience.

Nous n’attendons que de ça de collaborer et de se regrouper avec les autres associations, tout en gardant notre indépendance liée à la précision de notre mission. Déjà avec le Hub HETIC, nous échangeons régulièrement afin de mettre en place de futurs projets. Et pourquoi pas travailler avec le BDE ou Failen9 à l’avenir.

Peut-on voir HETIC for Good comme une vitrine pour les héticiens ?

Jeanne : C’est une chose qui peut s’avérer importante puisqu'il est très valorisant de dire qu’une personne sortant de ses études a conscience du monde qui l’entoure et sait que ce qu’elle fait aura un impact sur les autres.

HETIC for Good serait ravi d’être l’association garante de cet aspect avec, pourquoi pas, la mise en place d’un label “for Good” pour les starts-up nées à HETIC qui ne pensent pas seulement à trouver et répondre à une problématique, mais à donner une solution consciente et positive pour la planète et la société.