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Portrait

Sandro Raspaldo, un aller simple vers le succès

Publié le 1/12/2020
par Constance Hochberg

Temps de lecture: 5 min

Sandro Raspaldo, étudiant en 3ème année du cursus Grande Ecole à HETIC, nous parle à cœur ouvert de son parcours impressionnant et des moments clés qui le constituent.

Sandro est un élève discret au sein de HETIC mais inoubliable lorsque l'on travaille à ses côtés. Connu pour son sérieux et son investissement sans faille, il a réussi à se faire une place parmi les meilleurs de la promotion 2023. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance.

Sandro est originaire d’une petite île du Honduras en Amérique Latine, Roatan. Là-bas, tout est différent : les sorties, les passe-temps, les gens… Il est parfois difficile d’imaginer pleinement l’univers dans lequel il a évolué : « Quand tu vas passer ton permis, il faut que tu te rendes sur le lieu de l’examen en conduisant ton propre véhicule. Et si tu n'en n'as pas ? Tu files l’équivalent de 20 euros à ton examinateur et c’est dans la poche. » nous raconte-t-il avec le sourire. 
On pourrait passer des heures à écouter les histoires qu’il raconte avec nostalgie et qui peignent à merveille l’environnement décalé dans lequel il a grandi. Malgré l’attachement très visible qu’il éprouve pour cette île, il finit chacune de ces anecdotes par la même conclusion : il fallait qu’il parte après son bac. Plus qu’un rêve, c’était une obligation : « personne ne reste », confirme-t-il d’un ton ferme. Ayant étudié à distance dans une école américaine, les élèves décident tous de s’envoler vers les États-Unis. Tous, sauf Sandro qui prend le chemin de la France.  

 

Janvier 2018, Sandro pose ses valises dans la ville lumière. Il rejoint sa sœur. C’est d’ailleurs elle qui lui parle de HETIC. Travaillant à l’époque pour le journal Le Parisien, elle a comme stagiaire un jeune héticien qu’elle trouve particulièrement efficace. Suite à ses conseils, Sandro se renseigne et passe avec brio les concours de l’école. Il lui reste donc 6 mois pour apprendre parfaitement le français et s’imprégner de la culture de l'Hexagone. Sandro décide de suivre une formation intensive : 3 mois de cours de français au terme desquels il passe la certification B2. Au cours des 3 mois suivants, il découvre ce que la France a de meilleur à offrir. Le fromage, les vins, le pain, les viennoiseries et OSS 117 n’ont plus de secret pour lui. Il est enfin prêt pour sa rentrée en septembre. 

 

C’est plus déterminé que jamais que Sandro fait ses premiers pas à HETIC. Il a réussi à trouver un job étudiant dans un hôtel du 17ème arrondissement de Paris pour payer ses études et parvient à s’intégrer auprès de ses camarades. C’est pourtant une dure réalité qui le rattrape : les notes. « Je me suis pris le premier 0 de ma vie en Français en H1 [Première année de Grande Ecole] », un souvenir encore douloureux pour cet élève fier et studieux. Mais ce qu’il définit comme un électrochoc est aussi ce qui lui permet de mettre de côté son amour pour les clubs et bars dansant parisiens. Il mène un combat acharné pour pallier chacune de ses lacunes. Son combat est largement gagné puisque ses notes progressent exponentiellement, lui ouvrant les portes de la deuxième année.

 

Du zéro au niveau pro

La petite frayeur de la première année n’est plus qu’un mauvais souvenir. Très rapidement, Sandro se découvre une passion par le biais de certains projets de groupe et de quelques cours : le design. Il est désormais l’un des meilleurs de sa promotion dans ce domaine, mais étrangement, ça ne lui suffit pas. Sandro rêve de plus. Ambitieux, il crée à l’aide de deux de ses camarades une agence digitale junior, PRYNT, qui lui permet d’approfondir ses capacités graphiques.

Maquette d'une interface graphique réalisée par Sandro par passion pour le design. Vous pouvez voir l'ensemble des travaux de Sandro sur son profil Dribbble. (© DR / Sandro Raspaldo)

 

La H2 est un succès, Sandro est épanoui et a enfin les notes qu’il mérite. Il s’apprête à faire ses premiers pas en entreprise grâce à son stage de fin d’année.

Sandro est alors accueilli chez Avizio, un cabinet de chasseurs de têtes qui fonctionne par recommandation grâce à un réseau de plus de 400 Top Managers. Le concept est simple : accéder au réseau perso/pro de tous ces managers pour atteindre un marché caché de candidats. Ces derniers peuvent aussi intervenir dans l’évaluation de compétences métier de candidats en processus de recrutement. C’est en qualité de chef de projet que Sandro doit faire ses preuves. Et c’est encore une fois grâce à son talent qu’il se fait repérer car il ne lui faut que quelques jours pour gagner en responsabilités et avoir en charge une grande partie du design de l’agence. Deux semaines seulement ont suffi à son manager pour reconnaitre le sérieux et l'investissement sans faille de Sandro, ce qui le conduit à lui faire une offre qui ne se refuse pas : devenir freelance et poursuivre ses missions chez Avizio, assujettie d’une promesse de stage pour les 6 mois clôturant la H3 [Troisième année du programme Grande Ecole à HETIC]. Une proposition tombée du ciel qui lui permet de quitter son job étudiant à l’hôtel afin de pouvoir vivre de sa passion, le web.

Aujourd’hui, Sandro définit plutôt son travail comme celui d’un chef de produit. Il travaille chez Avizio 25 heures par semaine et se charge de la création de tous les visuels des campagnes de communication, de la charte graphique, du site web, et de tout ce qui touche au design, quel que soit le domaine.

Comblé et passionné, Sandro a désormais la réponse à la question qui effraie tous les étudiants : il sait ce qu’il fera plus tard. Sandro a relevé un défi colossal qui inspire beaucoup d'étudiants ; il illustre à lui seul la citation de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »


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