Reportage

Une école qui apprend, et qui apprend à faire

Joshua Tabakhoff
Joshua Tabakhoff
Arnaud Mège
Arnaud Mège

HETIC 2024 : c’est le nom du projet de l’école, qui veut basculer dans le “monde d’après”. Frédéric Sitterlé en a présenté les grands axes à la communauté des étudiants, des intervenants et de l’administration. La tech appliquée à la transformation digitale.

Publié le 8/05/2020 — Temps de lecture 2 min

Chaque année, les courts-métrages réalisés en deux semaines par les étudiants de 4e année du programme Grande École sont une étape marquante dans la vie du campus à HETIC. Avec le confinement, cet événement plein de vie aura laissé place à un vide. “Mais le COVID ne fait qu’accélérer la transition vers un monde qui allait de toute façon changer”, affirme Frédéric Sitterlé, directeur général de HETIC, lors du rendez-vous en ligne qu’il avait fixé à la communauté des héticiens.

Une vision de l’éducation

La rentrée de septembre 2020 va marquer un grand tournant dans l’histoire de HETIC. Deux jours avant cette prise de parole, Frédéric Sitterlé avait coécrit une tribune dans le Journal du Net, où il faisait part de sa vision de l’éducation post COVID-19. Son projet pour l’école, baptisé HETIC 2024, est l’application concrète de ces idées.

Que ce soit durant les grèves de transport ou avec le confinement, HETIC a su répondre rapidement, grâce à la plateforme Blackboard Collaborate, outil d’enseignement à distance. Frédéric Sitterlé l’affirme : “HETIC est une des écoles les mieux armées pour le monde qui vient.” Mais plutôt que de “distanciel”, Frédéric Sitterlé préfère parler de “téléprésentiel”.

Révéler son potentiel

Comme les médias confrontés à la transformation numérique, l’éducation doit inventer un nouveau modèle. Une des ambitions est d’ouvrir l’école à ceux qui ne peuvent pas s’y rendre. Surtout, le directeur général veut une école où apprend, et où on apprend à faire.

HETIC repose d'abord sur une promesse, faite à tous les étudiants qui décident de rejoindre l'école. (Capture d'écran © DR)

En ce sens, Frédéric Sitterlé veut encourager les initiatives personnelles et entrepreneuriales parmi les étudiants. Pour lui, “chaque étudiant a un potentiel à révéler”. Il a salué plusieurs projets qui se sont mis en place cette année, le Hub HETIC, HETIC Newsroom et l’association de esport Failen9.

“Nous vous avons écoutés”

HETIC s’est mise à l’écoute des étudiants. Début mars, ils avaient reçu un questionnaire de satisfaction, pour faire un retour sur chaque pôle de l’école : pédagogie, vie étudiante, communication, relations entreprises, etc. Frédéric Sitterlé a profité de son intervention pour présenter les résultats de cette enquête et les conclusions qui en sont tirées.

Interrogés pour l’ensemble du 1er semestre, les étudiants ont signalé des insatisfactions que HETIC veut traiter en priorité. (Capture d’écran © DR)

Rencontres en ligne avec des anciens étudiants, échanges avec des professionnels de la tech. Plusieurs initiatives ont été prises. Dans les semaines qui viennent, d’autres vont déboucher. Ce sera le cas avec la mise en place du site HETIC Campus, qui facilitera la vie des héticiens. “Nous avons vocation à l’amélioration continue”, commente Frédéric Sitterlé. Et même un peu plus. Vivement la rentrée !